jeudi 27 novembre 2014

Drainer, dynamiser, régénérer par la réflexologie plantaire



La pratique ancestrale de la réflexologie plantaire nous vient de Chine. Elle s'est développée en Asie, transmise en Corée puis au Japon, pour arriver tardivement en Europe, au XVIIème siècle.
Aujourd'hui, la pratique de la réflexologie en Occident est la même qu'en Chine, où elle fait partie des techniques de la Médecine Traditionnelle Chinoise.


Le concept de réflexologie


La réflexologie est une méthode naturelle et holistique permettant d'activer les mécanismes d'autorégulation de l'organisme. En cela, elle a entièrement sa place parmi les techniques de naturopathie.
Elle est basée sur la théorie des flux énergétiques de la médecine chinoise: l'énergie vitale passe par des canaux sur lesquels il est possible d'influer.


Les zones réflexes de la peau


Lors des premiers jours de la vie, le premier feuillet embryonnaire (l'ectoderme) se divise en deux feuillets: il donne naissance à la peau (l'épiderme) et au système nerveux (le neuro-ectoderme). C'est dire si ces deux systèmes sont liés: ils ont la même origine.

La peau est l'organe du toucher, d'où ses accointances avec toutes les techniques manuelles.

Le système cutané est un système réflexe général: les zones réflexe sont les petites surfaces sur lesquelles les organes et les régions du corps se projettent: pieds et mains (plante, paume, dos, face interne et externe).

Le pied droit  est l'image projetée de la partie droite du corps, le pied gauche, celle de la partie gauche.
Les organes allant par paire ont une zone réflexe dans chaque pied.
Les organes sont plutôt sur la plante et les muscles plutôt sur le dos du pied.

L'information est transmise par l'influx nerveux, avec l'aide des neurotransmetteurs.


Les bienfaits de la réflexologie


La réflexologie améliore l'irrigation des organes, elle accélère leur régénération. Un massage doux des zones réflexe dissipe blocages et tensions, et réactive les énergies.



Contre-indications à la réflexologie:


  • Infections graves et fortes fièvres
  • Processus inflammatoire touchant le sang et la lymphe
  • Grossesse à risque
  • Dépression grave
  • Porteurs de stimulateurs cardiaques
  • Cancers

 Le massage


Le massage dure une heure (20 à 30 mins pour les enfants, qui sont plus réceptifs).
On peut se faire masser une fois par semaine sans problème. Je recommande deux séries de dix séances, deux fois par an, au printemps et à l'automne.

Avant de masser, le donneur et le receveur entrent en communication par un effleurage, puis quelques manoeuvres visant à détendre le pied.
Pendant la séance, le praticien peut parfois toucher des zones douloureuses. Il n'y a aucun diagnostic à en tirer, mais cette douleur est à interpréter comme une perturbation énergétique, qui peut être libérée par le savoir-faire du réflexologue.

La séance se termine par un effleurage.









dimanche 23 novembre 2014

Ce que l'iris nous révèle

Une des méthodes d'investigation du naturopathe est basée sur l'observation de l'iris. Il s'agit d'une technique de bilan qui aide à déterminer le tempérament de la personne (nerveux, sanguin etc.), ses fragilités, déséquilibres, carences et degrés d'intoxination, mais aussi tout son potentiel de vitalité. C'est aussi dans l'iris que le naturopathe cherche la cause profonde des troubles.


Petr Novák, Wikipedia


La symbolique de l'œil


Organe de la perception visuelle, l'œil est aussi le symbole de la clairvoyance, de la conscience, de la chance et des domaines spirituels. L'œil gauche, en relation avec la lune, correspond au passé et l'œil droit (en lien avec le soleil), au présent et au futur.


"La moindre partie est le reflet du Grand Tout" Hermès Trismégiste


C'est sur le principe énoncé dans le Veda, "Semblable au microcosme est le macrocosme", que l'examen de l'iris se pratique depuis l'antiquité, en Egypte, puis en Grèce (Hippocrate, le père de la médecine et son adage "Tels sont les yeux, tel est le corps"), avant de tomber dans l'oubli jusqu'au XIXème siècle. C'est à cette époque qu'un médecin homéopathe hongrois, le Dr. Peczely, fera naître l'iridologie moderne, en créant, de manière empirique, sa cartographie du corps humain dans l'iris.

Au XXème siècle, Gaston Verdier, son élève André Roux et Gilbert Jausas proposent des topographies iriennes plus précises, divisant l'iris en douze zones, chacune correspondant à une partie du corps humain et contenant les différents organes. Elles servent aujourd'hui de support de travail aux naturopathes.



Ce que peut nous montrer l'œil


L'observation de l'iris peut donner au praticien de santé de nombreuses pistes, mais ce n'est pas toujours le cas.
En effet, en fonction de sa richesse en pigments bruns, l'iris ne révèle pas toujours les reliefs que le naturopathe souhaite interpréter.
Les yeux bleus ont très peu de pigments bruns et montrent souvent plus de signes que les yeux marrons, dans lesquels il y a beaucoup de pigments bruns qui, parfois, saturent les fibres.
L'œil ne nous montre donc que ce qu'il veut bien nous montrer.

Le naturopathe perçoit dans l'œil la capacité d'adaptation et la résistance vitale, aussi bien physique (en se basant sur l'état des fibres) que psychique (en analysant le relief, la forme et les mouvements de la pupille). 
Les reliefs de l'iris vont lui donner une idée de la vitalité du moment, il pourra déceler, par exemple, une inflammation touchant certaines parties du corps, un terrain allergique, diverses carences en minéraux, des problèmes circulatoires, ostéo-articulaires etc.
Certains signes iriens peuvent aussi être interprétés comme des faiblesses touchant certains organes.
Les couleurs et taches de l'iris peuvent signer une intoxination due à une mauvaise dégradation des lipides, des protides ou des glucides. 
L'iris peut signer une tendance à l'anxiété, à la psycho-somatisation, et autres troubles de la sphère psycho-émotionnelle.


La place de l'iridologie dans une consultation chez le naturopathe


L'observation de l'iris n'est qu'une étape (facultative) de la consultation naturopathique. Le praticien fera le lien entre différents signes iriens, et cherchera une confirmation ou infirmation de son interprétation au cours du bilan de santé.
C'est, en partie, le tempérament, la vitalité et les signes touchant les organes d'élimination décelés dans l'œil, qui serviront de base à la cure naturopathique choisie par le praticien, et à la teneur des conseils prodigués.
Ces interprétations ne peuvent en aucun cas mener à un diagnostic, le naturopathe ne pouvant pas se substituer à un médecin. Ces pistes permettront au praticien de santé de guider la personne dans la prise en main de sa santé, en vue de la préserver, principalement par l'alimentation, l'hygiène et l'exercice physique.


vendredi 7 novembre 2014

L'automne en médecine naturelle

Saint-Priest (69), 13 novembre 2011

L'automne est une période de transition. Aux baisses de températures correspond une certaine frilosité, une certaine fatigue. Il est bon d'allonger d'une heure au moins son sommeil pour bénéficier d'un meilleur tonus.
Au réveil, on peut frictionner une goutte d'huile essentielle d'épinette noire sur la zone des surrénales pour stimuler la sécrétion de cortisol et éviter le matin groggy des temps froids.
On peut aussi, au réveil, masser le plexus solaire avec une goutte d'huile essentielle de citron.


Ce que dit la naturopathie de l'automne


L'heure est à la détoxination, pour se préparer à l'hiver.
L'organe-clé de l'automne en naturopathie est le côlon.

Le côlon a non seulement pour fonction d'éliminer les résidus alimentaires non-assimilables pour l'organisme, mais il héberge aussi une flore bactérienne qui a plusieurs fonctions:
  • elle va terminer la digestion des résidus glucidiques par fermentation et des résidus protidiques par putréfaction
  • elle régule le transit intestinal
  • elle synthétise certaines vitamines (K, B8, B9, B12)
  • elle aide à l'absorption de certains minéraux
  • elle constitue notre système immunitaire, à même (ou pas) de nous défendre contre les antigènes.
La flore colonique est très fragile et susceptible d'être déséquilibrée:
  • par le stress
  • par une alimentation raffinée, pauvre en fibres et riche en gluten et produits laitiers qui encrassent l'organisme
  • par un excès de médicaments
  • par un manque d'hydratation.
Les déséquilibres de la flore ont de multiples conséquences sur l'organisme:
  • problèmes digestifs, de transit, candidose pouvant coloniser tout le tube digestif
  • conséquences sur d'autres organes et systèmes, comme des infections urinaires, allergies, troubles ORL, cutanés, maladies auto-immunes
  • les neurones (cellules nerveuses) situés le long du côlon sont touchés par le stress, les déséquilibres de la flore, et participent au dérèglement des fonctions de l'organisme, notamment à des troubles neuro-psychiques.
On prendra soin de son côlon par:
  • une diète et un drainage (plantes, fibres, magnésium, irrigation...)
  • un assainissement (chlorophylle, propolis, argile, charbon...)
  • un réensemencement de la flore à base de légumes lacto-fermentés (qui apportent aussi des enzymes indispensables à une bonne digestion), et de probiotiques, prébiotiques, ou symbiotiques, pour l'apport de bonnes bactéries.
Votre naturopathe pourra vous guider dans cette démarche. Le but est de renforcer la flore pour fortifier l'immunité et ainsi passer au travers des pathologies hivernales.


Ce que la médecine traditionnelle chinoise dit de l'automne


Le yang décroît dans la nature comme dans l'organisme, d'où la sensation de frilosité, et le yin prend le relais. 
L'organe de l'automne en médecine traditionnelle chinoise est le poumon.
La couleur de l'automne est le blanc.
C'est la saison du sentiment de tristesse.

Pour activer la fonction poumon, il est bon de bouger et de s'oxygéner, l'activité physique augmentant le débit ventilatoire et aidant au bon drainage des bronches et sinus. 
Les forêts sont belles en automne, une marche active de 20 minutes dans la nature est très bénéfique aux poumons, de même que tous les exercices respiratoires.

L'organe peau est en correspondance avec l'organe poumon, par ses échanges constants entre intérieur et extérieur du corps, mais aussi les poils et le sens du toucher. 
On peut pratiquer l'auto-massage pour stimuler la peau, ou se faire masser. Une séance de réflexologie plantaire sera tout à fait bénéfique pour drainer l'organisme ou activer le métabolisme.
A l'arrivée du froid correspond une sécheresse cutanée, on hydratera donc avec soin sa peau, et l'on veillera à garder une certaine humidité de l'air ambiant.

La peau reflète nos émotions, elle est en lien étroit avec notre système nerveux.Une peau grasse signe un foie surchargé, le foie étant l'organe de la colère et de la contrariété. Une peau terne et sèche signe la tristesse, la frustration et la mélancolie.


Pour éviter rhumes, bronchites et autres maux de l'hiver, on peut stimuler les défenses de l'organisme en pratiquant l'exercice suivant:
  • inspirer à plein poumons 
  • en rétention poumons pleins, on tapote énergiquement toutes les parties du corps du bout des doigts: torse, bras, ventre, bassin, jambes jusqu'aux pieds.
  • on frotte aussi énergiquement toutes les parties du corps avec les paumes des mains.
  • puis on expire d'un coup et complètement, en lâchant le haut du corps, la tête en bas, le torse et les bras aussi, tout en gardant les jambes tendues.

Quoi manger en automne?


Période de la récolte, de l'abondance et de la maturité, la saveur de l'automne est piquante ou âcre. Son odeur est celle du fermenté ou du macéré.
On récolte ce qu'on a semé, le bon comme le mauvais, au niveau personnel, émotionnel, mais aussi au niveau de l'organisme. Une alimentation trop riche, un peu trop de soleil pendant l'été auront des conséquences sur nos organes: peau, foie, intestins...

C'est la saison pour consommer les champignons, les légumes marinés, la choucroute, mais aussi les poissons à chair blanche.
On privilégiera les plats en sauce, la cuisson à l'étouffée et à la vapeur.

La médecine traditionnelle chinoise recommande une cure de ginseng pendant cette période d'automne pour augmenter son niveau d'énergie.


lundi 3 novembre 2014

5 aliments à consommer quotidiennement

L'industrie agro-alimentaire intensive accorde peu d'intérêt à la qualité et à l'équilibre des nutriments, aux vitamines, minéraux, oligo-éléments et enzymes dont le corps a besoin pour accomplir ses fonctions. Le raffinage des produits, par souci de rendement, de neutralité de goût, de "digestibilité" et de norme sanitaire, nous prive de toute la richesse naturelle des aliments bruts.

Si vous vous sentez concerné(e) par la surconsommation d'aliments industriels, par manque de temps et d'information, mais que la curiosité vous a guidé(e) jusqu'à ce blog, voici 5 aliments à intégrer tout simplement à votre alimentation, un premier -grand- pas pour reprendre en main votre santé.




1 ) La pomme


On la trouve tout au long de l'année, elle est bon marché, faible en calories, et possède de nombreuses vertus.
La pomme est à consommer avec sa peau, il vaut donc mieux la choisir bio. 
En effet, c'est sa peau qui concentre une grande variété d'antioxydants, lui confèrant des propriétés antihistaminiques et anti-inflammatoires. Elle est protectrice du système cardiovasculaire et aurait des propriétés anti-cancer. La vitamine B3 qu'elle contient est bénéfique au système nerveux. 
3 pommes par jour ferait baisser le taux de cholestérol de 10% (du fait de la pectine et des antioxydants qu'elle contient).
Sa richesse en fibres régule le transit (diarrhée comme constipation) et la glycémie. Elle est bien adaptée aux diabétiques. 
Choisissez vos pommes rouges, car elles sont plus riches en antioxydants que les pommes pâles.

Quand et comment la consommer?

Elle sera tout à fait bénéfique comme coupe-faim dans la matinée, ou au moment du goûter.
La pomme peut aussi être consommée au minimum 30 minutes avant un repas lorsqu'on souhaite réduire la quantité de nourriture consommée. Crue, râpée, et légèrement brunie à l'air libre, elle nous fera profiter de ses propriétés digestives.

C'est un des rares fruits pouvant être consommés en fin de repas sans trop entraver la digestion. On la préférera cuite (en compote, sans sucre ajouté) à ce moment-là.



2) L'amande


Riche en protéines, minéraux et fibres, l'amande est à consommer quotidiennement, à petite dose.
Elle contient des lipides mono-insaturés de qualité, du fer, du calcium et du magnésium.
Comme la pomme, l'amande contribue à réguler la glycémie (intéressant chez les diabétiques) et à réduire le cholestérol sanguin.

Quand et comment la consommer?

Au petit déjeuner ou dans la matinée pour bénéficier de son apport énergétique intéressant. On limitera sa consommation à 20 à 30 g par jour (une poignée), en association ou en alternance avec d'autres oléagineux.


3) Le curcuma


Epice indienne, la racine de curcuma est, elle aussi, à consommer à petite dose, quotidiennement.
Aliment phare de l'ayurveda, comme de la médecine chinoise et tibétaine, sa richesse en antioxydants (sa couleur orange vif en est la preuve) lui confère des propriétés hautement anti-inflammatoires.
La médecine occidentale s'intéresse particulièrement à cette épice, car la population indienne, qui la consomme quotidiennement à hauteur de 1 ou 2 g par jour, serait moins touchée par le cancer que d'autres pays.

Quand et comment la consommer?

A tout moment de la journée pour agrémenter vos plats. L'idéal est d'acheter la racine bio, la brosser et la râper dans votre assiette. Attention, le curcuma tache les doigts! De plus, on l'associera à un peu de poivre moulu. En effet, son principe actif (la curcumine) entre en synergie avec la pipérine, principe actif du poivre.


4) L'ail


Le soufre qu'il contient lui confère des vertus antiseptiques et stimulantes. Il est riche en minéraux et oligo-éléments (en zinc notamment, très anti-oxydant).
L'ail agit en protecteur du système cardio-vasculaire et anti-tumoral: certaines études montrent que les substances soufrées qu'il contient seraient intéressantes en prévention des cancers digestifs, et agiraient comme antibactériennes des voies pulmonaires (l'essence étant en partie éliminée par la respiration).
Il a une action anti-cholestérol et fluidifie le sang, favorisant sa circulation.
Il régule aussi la tension artérielle, et est conseillé aux hypertendus.

Quand et comment le consommer?

Quotidiennement, à petite dose.
Au printemps, on peut profiter de la richesse en vitamine C de l'ail frais, plus digeste que l'ail sec.
Le reste de l'année, on prendra soin d'enlever le germe au centre, pour éviter des désagréments digestifs.
Il donne du goût aux salades, grillades, et plats cuisinés. Associé à d'autres herbes et épices, il permet de limiter l'ajout de sel à vos plats.



5) Les algues


Riches en antioxydants (bêta-carotène et fuoxanthine), elles protègent nos cellules du vieillissement.
Elles sont très intéressantes au quotidien dans les régimes végétariens et végétaliens car elles sont bien pourvues en vitamine B12, vitamine que l'on trouve presque exclusivement dans les produits animaux.
Elles sont très reminéralisantes, du fait de leur concentration en fer (prévention de l'anémie), calcium, iode et zinc. 
Certaines algues comme la spiruline sont riches en protéines et vitamines du groupe B.
Elles contiennent aussi des fibres qui aident à lutter contre le cholestérol. Elles protègeraient aussi des maladies cardio-vasculaires et des cancers.
On les choisira de qualité, pour un contrôle des métaux lourds qu'elles peuvent contenir. 

Quand et comment les consommer?

Quotidiennement et en toute petite quantité (4 à 6 grammes par jour). Une pincée suffit!
On les préférera séchées pour leur concentration forte en minéraux., saupoudrées sur vos salades, pâtes, légumes, poissons. Fraîches, elles nous font bénéficier de leur richesse en vitamine C.
Elles permettent aussi de limiter l'usage du sel, de par leur concentration en sodium.